bois énergie

Le bois est une ressource abondante de la région Grand Est, les forêts recouvrant 35% du territoire. Ces forêts ont tendance à s’étendre et la biomasse disponible à s’accroitre. La part de bois valorisable sous forme d’énergie vient cependant après les usages sous forme de matériaux (bois d’œuvre et panneaux).

40% de la production d’énergie renouvelable en France est issue du bois. C’est une source d’énergie renouvelable neutre en carbone. En effet, la combustion du bois émet dans l’atmosphère le CO2 absorbé par l’arbre lors de sa croissance. Les forêts étant bien renouvelées en France, le CO2 émis lors de la combustion est absorbé par les arbres en croissance.

Idées reçues

« Il n’y aura plus de forêts »

La ressource en bois est durablement gérée en France. Le prélèvement du bois ne représente que la moitié de l’accroissement naturel des forêts : celles-ci sont donc en extension en France, contrairement à cette idée reçue. Le bois étant utilisé également en bois d’œuvre et bois d’industrie, un Schéma Régional de la Biomasse est en cours d’élaboration afin d’identifier les ressources disponibles et d’éviter les conflits d’usage entre bois énergie et bois d’industrie.

« Brûler du bois pollue l’air »

Lorsque la combustion du bois est mauvaise (en plein air, dans des cheminées à foyer ouvert ou par des appareils anciens), celle-ci dégage des particules fines nocives à la santé. En revanche, les appareils récents, plus performants, émettent beaucoup moins de particules. Changer son ancien appareil pour un neuf permet donc à la fois d’économiser du bois et de beaucoup moins polluer.

Les chaudières de taille importante sont équipées de filtres très puissants qui limitent les émissions, notamment de particules fines. Les grandes installations, classées pour la protection de l’environnement, font l’objet d’un suivi rigoureux sur ce point.

Les technologies existantes

Les appareils individuels au bois-bûche

Poêles, foyers fermés, inserts permettent de chauffer une partie ou toute la maison suivant leur implantation dans le bâtiment. Certains sont constitués de matériaux réfractaires qui leur permettent d’avoir une certaine inertie.

Les poêles aux granulés

Ces poêles offrent l’avantage d’être autonomes. Ils fonctionnent automatiquement avec un petit stockage de granulés dans l’appareil. Des sondes de températures et un programmateur de chauffage permettent une meilleure régulation de la chaleur et une meilleure combustion.

Les chaudières au bois-bûche

Ces chaudières assurent à la fois le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire. Associées à un ballon tampon, appelé également ballon à hydro accumulation, elles présentent une autonomie de chauffe allant de quelques heures à quelques jours en intersaison.

Les chaudières automatiques aux granulés ou aux plaquettes

Ces chaudières fonctionnent automatiquement, une vis sans fin amenant le combustible à la chaudière. Elles présentent de très bonnes performances. Les chaudières aux plaquettes sont plutôt adaptées à de forts besoins en chauffage. Elles sont parfois associées à des systèmes de filtrations de particules.

L’ADEME et la Région vous accompagnent dans votre projet

Pour les particuliers, ce sont les Espaces Info Energies qui peuvent vous renseigner sur les aides disponibles (Crédit d'impôt, etc.).

Voir toutes les coordonnées des EIE

Le programme Climaxion soutient par ailleurs les chaudières bois des établissements publics, des bailleurs, des copropriétés et des entreprises, ainsi que les chaudières collectives avec réseau de chaleur. L’aide peut porter sur les études de faisabilité/AMO et les investissements. Les projets sont suivis soit par l’ADEME soit par la Région selon leur taille.

Pour les installations produisant moins de 1200 MWh/an issus du bois-énergie, l’instruction se fait via les documents Région ; au-delà, se reporter à la fiche fonds chaleur de l’ADEME. Il est pertinent dans les études de pré-faisabilité de demander un ordre de grandeur de la production d’énergie envisagée pour savoir quel organisme contacter.

Les collectivités ou EPCI souhaitant mettre en place une plateforme de stockage de plaquettes peuvent bénéficier d’une aide (études et investissement). L’instruction du dossier sera faite par la Région.