AMORCE, le réseau national des territoires engagés dans la transition écologique, a publié, cet été, une note pour présenter des pistes potentielles et cohérentes de coopérations entre le monde agricole et les collectivités.
L’agriculture se situe au cœur des transitions écologiques territoriales. À la fois utilisatrice de ressources, productrice d’énergie, actrice de la gestion des flux organiques et aménageuse de l’espace, elle joue un rôle déterminant dans la préservation de l’eau, le développement des énergies renouvelables et la mise en œuvre de modèles d’économie circulaire. Les collectivités disposent, quant à elles, de nombreux leviers pour construire avec le monde agricole des partenariats durables, adaptés aux réalités locales et bénéfiques à l’ensemble du territoire.
Dans un contexte marqué par le changement climatique, la raréfaction des ressources et l’accroissement des tensions sur les usages, le réseau AMORCE a publié, cet été, une note transversale présentant des pistes de coopération pouvant être développées entre les collectivités, les acteurs agricoles et leurs partenaires publics et privés. Elle met en lumière des actions permettant de concilier transition écologique, pérennité des exploitations, préservation des espaces agricoles et développement territorial.
Eau, énergie et déchets
Réalisée par AMORCE en partenariat avec la Banque des Territoires et les Agences de l’eau, cette publication s’appuie sur une enquête menée durant l’été 2025 auprès des collectivités adhérentes. Les réponses recueillies ont permis d’identifier des démarches, outils et retours d’expérience portant sur les compétences eau, énergie et déchets.
Le guide s’organise autour de trois fiches pratiques consacrées à l’eau, à l’énergie et aux déchets. Il présente notamment les leviers mobilisables pour réduire les pressions agricoles sur la qualité et la quantité de l’eau, accompagner le développement des énergies renouvelables, valoriser les déchets et coproduits agricoles et favoriser l’émergence de modèles territoriaux plus circulaires.
Sans prétendre à l’exhaustivité, cette publication vise à proposer un panel de solutions transposables selon les caractéristiques de chaque territoire, à favoriser l’essaimage des bonnes pratiques et à accompagner les élus locaux dans l’appropriation de ces enjeux. Elle souligne en particulier l’importance d’une action concertée avec les acteurs agricoles afin de générer des co-bénéfices durables pour l’environnement, les exploitations et les territoires.